Et si nous consommions du Moringa ?

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Il faut savoir que cet arbre peut mesurer jusqu’à 10 mètres de hauteur. Il a une croissance rapide, et se montre très résistant face à la sécheresse. Il est en outre entièrement comestible : ses feuilles, ses racines, ses fleurs, ses graines et ses cosses peuvent être consommées, et possèdent une grande quantité de nutriments. La partie la plus riche de la plante reste tout de même les feuilles.

Moringa tree
Moringa oleifera

Elles contiennent des vitamines A, C, E et B, du calcium, du zinc, du fer, du magnésium, du potassium. De plus, elles possèdent des composés phytochimiques ainsi que des antioxydants qui permettent de réduire les inflammations chroniques. Le moringa s’utilise aussi pour lutter contre la malnutrition et l’obésité.

Le moringa peut pousser partout où les températures ne descendent pas en dessous de zéro, et dans quasiment tous les types de sols, même sableux !

Les utilisations qu’on peut en faire

Edible moringa leaves with ground paste
Poudre de moringa réalisée avec les feuilles à l’aide d’un mortier

Ses feuilles peuvent être mangées comme salade, et ont un goût de roquette. Il peut accompagner ainsi des salades, mais aussi des viandes. Quant à ses graines, contenues dans les gousses, elles peuvent se manger, ou bien être bouillies pour en faire de l’huile. Les fleurs servent généralement à faire du thé.

Da manière générale, les feuilles de moringa sont séchées et broyées afin d’en faire une poudre qui pourra très bien s’intégrer au sein de soupes, potages et ragoûts. Les Gambiens utilisent les feuilles comme une sorte de supplément alimentaire pour les mères et leurs nourrissons.

Des études montrent les bienfaits du moringa

De nombreuses études ont révélé les bienfaits du moringa, notamment les deux études suivantes, réalisées sur des animaux.

Carrie Waterman, chimiste des produits naturels de l’Université de Californie à Davis a étudié les effets du moringa sur les souris. Les résultats ont montré que celles nourries avec cette plante et des aliments riches en matière grasse ont perdu du poids, ont eu une meilleure tolérance au glucose, et n’ont pas eu de maladie du foie, contrairement aux souris nourries sans moringa.

Peter Havel, professeur de nutrition et de biologie moléculaire de l’Université de Californie, a testé le moringa chez des rats atteints du diabète de type 2 – ressemblant fortement au diabète que l’on retrouve chez l’Homme. Ses résultats d’expérience ont révélé que le moringa retardait le diabète de 5 mois chez les rats (en analogie avec l’Homme, cela pourrait signifier un retard de 10 à 15 ans). 

Le moringa fait actuellement l’objet d’études cliniques sur l’homme plus approfondies.

Les effets secondaires du moringa

Le moringa étant une plante naturelle, sa consommation à des doses normales n’est pas nuisible à la santé. Toutefois, en cas de surdosage, le moringa peut être toxique pour les différents organes du corps humain.

Il ne devrait pas être consommé pendant la grossesse, en raison de ses niveaux élevés de vitamine A qui pourraient arrêter le processus de division cellulaire, endommageant la croissance fœtale. Sa consommation pendant la grossesse pourrait également causer des contractions utérines potentiellement problématiques.

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